Bien sûr, vous êtes un Leader sérieux, on ne joue pas et encore moins la comédie, pas de théâtre amateur pour vous, merci. Attendez un instant et continuez à lire, vous me direz si vous n’avez jamais entendu parler de cette pièce, « les jeux psychologiques », c’est un classique…

Je suis sûre que vous l’avez vu jouer de nombreuses fois au bureau ou en salle de réunion. Elle est très populaire et voici le scénario:

Une « victime » se sent impuissante par rapport à une situation donnée, elle se plaint tout en ne prenant pas la responsabilité de ses actes. Un « méchant », qui peut détecter une proie à des kilomètres, arrive rapidement sur place pour renforcer la « victime » dans son rôle. Le « méchant » se sent puissant, il blâme, il est autoritaire et utilise des tactiques qui montrent son étroitesse d’esprit. Et puis, tada! le « sauveur », les pleurs de la « victime » sont comme des appels de sirènes et le voilà apportant avec lui des tas de propositions, de suggestions, de solutions que personne ne demande, surtout pas la victime. Donc si on a bien compris:

La victime ne veut pas vraiment être sauvée, le sauveur veut simplement obtenir la reconnaissance (même si temporaire) et le méchant, il se laisse à son penchant pour un comportement que j’appellerais à « énergie basse ». Génial! Voici une situation gagnant-gagnant, l’organisation bénéficie grandement de ce type d’interaction …

Ça vous parle maintenant? Alors comment éviter de rentrer dans ses jeux psychologiques en tant que leader ?

  1. Connaissance de soi: nous avons tous une tendance naturelle vers un ou plusieurs de ces archétypes, acceptez-le et soyez conscients de vos déclencheurs. Personnellement, j’ai tendance à passer en mode sauveur, alors quand je suis devant quelqu’un en mode victime, je fais attention à ne pas dérouler toutes mes suggestions et solutions pour ne finir que déçue et frustrée quand la victime ne cherche en fait qu’un exutoire
  2. Attention aux signes: sentez-vous l’énergie dans vos échanges diminuer? Est-ce qui est dit ou fait vous met dans une position inconfortable?
  3. Dites-le: c’est à vous de décider si vous jouer ou pas, si vous ne le voulez pas dites-le. Je ne vous dit pas de’aller dire à Fred de la Compta qu’il est une victime ou à Carole de la Logistique qu’elle est une méchante mais vous pouvez vous extraire d’une telle situation:
    • Exprimez votre sentiment envers la situation, faites le avec candeur et honnêteté, avec humour aussi pour détendre l’atmosphère. Concentrez-vous sur les faits et rien que les faits, pas de jugement (ça ferait de vous un « méchant » et vous continueriez le jeu!)
    • Si vous pensez que c’est possible, faites sortir les autres de leur rôle: responsabilisez la « victime » (quelles sont tes options pour résoudre problème X?), donnez au « méchant » l’opportunité de faire entendre ses besoins et suggérez au « sauveur » d’utiliser les ressources qu’il propose pour en faire une opportunité d’apprentissage dont toute l’organisation peut profiter (ne soyez pas surpris s’il disparaît rapidement)
    • Si vous pensez que c’est peine perdue et que c’est approprié, prenez soin de vous et sortez de là. Personne n’a besoin ni ne doit rester dans une situation de basse énergie sauf si absolument nécessaire.

rappelez-vous: SANS JOUEURS IL N’Y A PAS DE JEU!

Ceci était supposé être une courte intro pour une vidéo intéressante sur ce sujet, alors la voici (c’est en anglais mais très visuel), et merci au conscious leadership group de l’avoir créé.
Dites-moi ce que vous en penser et partagez vos expériences de « jeux psychologiques »

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